Cendre et Braise

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samedi, décembre 10 2016

L'emprise ...

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mardi, décembre 6 2016

Ibn Hazm : je suis le berger des étoiles ...

By Pedraferit (Own work) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia CommonsIbn Hazm est né à Cordoue en 994. Son œuvre la plus connue est " Le collier de la colombe" qui est un recueil de poèmes d'amour - Diwan- où le poète cherche à saisir l'essence de l'universalité du sentiment amoureux. " Le collier de la colombe" est considéré comme le plus beau recueil de poèmes d'amour existant. Sa poésie est comparable en tous points à celle de l'amour courtois tel que nous le connaissons à l'époque médiévale en Europe.
Source : Poetas andaluces
Un site remarquable par la qualité de la présentation des auteurs et par la place faite aux poètes arabo-andalous.
N.B : Une juste reconnaissance car il n'en a pas toujours été ainsi. Je mets en lien la page d'un cours qui m'a semblé très clair pour le profane, sur ce que fut Al Andalus, époque de la domination Arabe.
Rappelons que Al Andalus est devenu mythique au 20° siècle car les intellectuels en ont fait le symbole de l'entente des 3 religions. Une sorte d'âge d'or de la civilisation et de la culture européennes.

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lundi, décembre 5 2016

Tard dans la vie ...

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L'herbier ...

512px-Asteracea_poster_3.jpg Auteurs Tony Wills, Alves Gaspar

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dimanche, novembre 6 2016

Mémoire et lieux ...

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Ce jour-là, de retour du cimetière, j'ai cherché ce jardin enté dans ma mémoire.

La glycine mauve de la tonnelle était dépouillée et la lumière avare mais j'ai retrouvé le charme désuet et nostalgique de mes années enfuies, à travers la grille du jardin, désormais défendu.

Un jardin ancien, romantique à souhaits, un jardin à vivre, qui pourrait figurer le paradis perdu que chacun porte en soi.

El duende.

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dimanche, octobre 23 2016

Laurent Bouisset et le passeur...

Grand-père



grand-père a ri à l'hôpital où il mourait



je venais simplement de débouler guitare au dos comme Kurt Cobain



il m'a dit : pas la peine de venir là...



il a rajouté : t'as bien mieux à faire dehors !



je n'ai pas répondu, bien sûr...



j'avais juste dix-sept ans et la vie qui bouillait dans les chaussures



j'y repense la trentaine passée et me dis qu'il plaisantait pas ou plutôt : plaisantait sérieux !



grand-père devait se sentir mourir mieux ou peut-être qu'il se sentait mourir... moins ! de me savoir debout ! dehors !



ou plus exactement : au fond d'une cave... à fomenter de tout mon corps un raffut digne avec les potes !



et plus que de raison éparpiller un vent brûlant de notes en guerre ! fausses il se peut pour la plupart... mais fulgurantes ! et habillées de houle !



oui, grand-père mourait moins je le sentais je le sens plus que tout maintenant ici



de savoir le petit en marche ! en train d'agiter dans son cri le mot futur !



plutôt que rester là des heures, anxieux à touiller dans la purée blême encore et rien trop faire de mieux du jour qu'éviter le ballet des blouses et médecins fabuleux qui l'emmerdaient...



allez va ! fous le camp gamin ! mets du vin dans tes notes ! et le feu à ta voix ! mets des couleurs dans le désert ! un Trafalgar de rythmes rock où tu voudras ! mais pas d'escale ici surtout ! et la coulée des violons, non merci... les violons, ça ira...



j'aime à penser que frère Rabelais était assis à son chevet dans cet hosto



j'aime à penser le doux orgueil de ce rire franc... ce rire-tempête qu'il savait conserver à ses pires heures !



grand-père ce jour-là m'invitait à vivre fort ! à vivre bien plus fort que lui encore !



cela se pourrait qu'un de mes vers parfois... un seul pas plus... mais vraiment pas n'importe lequel : un des plus vifs et fluides ! entré dans la nuit comme une graine en terre...



cela se pourrait que ce vers seulement réponde à son rire et l'honore ?

le site de Laurent Bouisset

Note de lecture ci-dessous.

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lundi, octobre 17 2016

Métamorphose ...

Beauté protéiforme d'une fleur de pissenlit : de soleil à constellation ...


De soleil ...

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dimanche, octobre 16 2016

Le Lez en hiver: réminiscences...

Il y a toujours quelque chose de soi quand on choisit un texte à publier ... El duende. Les eaux dormantes du Lez par el duende
Dans le parc de Monplaisir, les berges du Lez, et ses eaux dormantes, diffusent leur sortilège...

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samedi, octobre 8 2016

Laurent Bouisset : "Dévore l'attente" ...

CouvertureD_vorel_attenteLaurentBouisset.jpgQuand j'ai écrit à propos d'Edith Azam que la poésie contemporaine criait, je pensais aussi au jeune poète Laurent Bouisset, dont le premier recueil rassemble des poèmes écrits durant 10 ans . Il nous offre à lire un florilège de ce qu'il est fondamentalement : un être révolté.

Révolte certes, et en même temps désespérance profonde.

Laurent Bouisset observe aux aguets, tout au long de ses voyages au long cours. Il voit, là où d'autres passent blasés. On pense tout de suite à Neruda et à son engagement auprès des "damnés de la terre" du Chant général.
Une poésie souvent tournée vers les autres mais qui interroge aussi notre devenir à nous les nantis, avec une lucidité implacable..

La forme est actuelle, en prise avec le langage parlé de la jeunesse. Rien n'est travesti, rien n'est celé : les mots sont forts, choisis, justes, à la recherche du dire, comme un effort désespéré pour tendre des ponts, tisser des liens, rompre le silence ...

Il y a dans ces vers des fulgurances. Quand je parle de fulgurances, je pense évidemment à la lumière qui en surgit mais aussi à la violence du feu qui brûle... Et il y a du feu chez ce jeune homme hypersensible, lanceur d'alerte en désespoir...

Une voix nouvelle, une voix neuve qui émerge, un cri jeté au monde et à son indifférence mortifère ... un poète à découvrir et à aimer. El duende.

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jeudi, août 25 2016

Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron 2015 : pure poésie...

Champions du monde 2015 : comme c'est beau un couple en symbiose ! 

Toujours se tourner vers la beauté ... Sur le concerto n°23 de Mozart : sublime !

 El duende.

 

 

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mercredi, août 10 2016

Francisco Brines : Mer et lumière...

Y antes vi el mar, en esas horas solas de la siesta,
Cuando el sol enloquece su extensa superficie, y brilla en el aire de oro suspendido
Esa frescura eterna que hace dioses muy niños los ojos del que mira,
Cuando llegan veloces y pausadas las velas lejanísimas,
Y solo existe el mar, el cuerpo de una gloria azul e inacabable.


Et avant je vis la mer, en ces heures solitaires de sieste
Lorsque le soleil affole toute son étendue, et brille dans l’air doré suspendu
Cette fraîcheur éternelle qui transforme les yeux de celui qui regarde en un tout jeune dieu
Lorsqu’arrivent véloces et tranquilles les voiles si lointaines,
Et n’existe que la mer, son corps d’une gloire azur et infinie »

« Desde Bassai y el mar de Oliva ». (Écrit) depuis Bassai et la mer d'Oliva


Oliva: village de la côte valencienne en Espagne. Bribes était originaire d'Oliva. biographie


Extrait de la revue en ligne Babel que je vous recommande : ici Recueil : El otoño de las rosas, Sevilla, Renacimiento, 1986, p. 52.

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lundi, août 1 2016

Lu Yu : le vieil homme qui n'en fait qu'à sa guise ...

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vendredi, juillet 8 2016

L' olivette de Saint-Guilhem le Désert

18H en septembre

Ce soir-là la lumière rasante était magique. Elle sublimait la frondaison des oliviers déployée, généreuse, offerte aux rayons du couchant...

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Sète à l'heure du duende ...

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Erri de Luca : le poids du papillon

Dans ce récit, Erri de Luca nous conte la rivalité entre un chamois des Alpes dominant sa tribu, et un braconnier blasé, revenu de tout, vivant en solitaire. Tous deux au soir de leur vie, tous deux au moment où tout bascule vers la perte irrémédiable du sel de l'existence ...

D'une trame ténue, Erri de Luca révèle son âme de poète en symbiose avec la nature. Et l'auteur la connait très bien cette nature, comme il connait la noblesse des valeurs du monde animal libre de toute attache humaine. 

Il est des passage d'une grande beauté où l'homme et l'animal s'épient, à l'affut l'un de l'autre, en silence, en pays de solitude. Erri de Luca qui est à l'origine un ouvrier autodidacte nous livre ici une philosophie de la vie simple, en harmonie avec la nature et le cosmos tout entier.  Une sorte de retour aux sources, sur ce même "chemin du retour".

Pour tout dire, on se sent, à l'issue de ce court récit, en état de fraternité avec l'auteur. El duende.

 

                     perseids2012_hackmann_960.jpg

Perseides 2012. Copyright : Jens Hackmann

 

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vendredi, juillet 1 2016

De Falla : Nuits dans les jardins d'Espagne

De Falla, compositeur Andalou, évoque ici les nuits des jardins somptueux du Generalife, Jannat al-Arif, palais d'été des princes Nasrides, dernière dynastie arabe d'Al Andalus, situé dans l'Alhambra

Marta Argerich au piano



De Falla
Marta Argerich

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jeudi, juin 30 2016

Rimbaud : Illuminations ...

Je suis le piéton de la grand'route par les bois nains; la rumeur des écluses couvre mes pas. Je vois longtemps la mélancolique lessive d'or du couchant.

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mercredi, juin 29 2016

Patricio Sánchez : Hoy


Un poème profond, philosophique, s'il en est. On le comprendra mieux si l'on sait que l'auteur, Montpelliérain d'adoption, vit en exil depuis son expulsion du Chili avec sa famille, après le coup d'Etat de Pinochet. C'est de la douleur des choix vitaux que Patricio Sanchez nous parle, de la nécessaire partition de l'être et plus largement, c'est de la dualite des choses.

On ne peut tout posséder. Ce royaume n'est pas de ce monde. Pour continuer à vivre, à s'adapter au monde, celui- ci étant mouvement, il faut accepter de mourir quelque part. Qui veut rester immobile se condamne ... El duende.

Hoy

Hoy acabo de hablarme en una oreja.
Hoy acabo de hablarme en un oído.
Hoy estoy feliz, caramba ¡ qué tristeza !
Al sentir mi corazón redondo y amarillo.

Hoy acabo de verme ciegamente.
Hoy acabo de hablarme en una esquina.
Hoy me vi cruzando una calle, una calle cualquiera.
Hoy estoy feliz, caramba, ¡ qué tristeza !

Hoy le ayudé a un cojo a levantar mis piernas.
Hoy pienso morir, caramba, ¡qué tristeza!
Hoy me daré muerte con los cuatro sentidos que me quedan.
Hoy he de matarme para seguir viviendo.

Hoy buscaré un útero sencillo como tierra.
Hoy estoy feliz, caramba, ¡ qué tristeza !

in El calendario de la eternidad
Ed: Obsidiana Press (USA)2007

Recueil bilingue.

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mardi, juin 14 2016

Architectures vives 2016 à Montpellier ...

D'année en année le festival des Architectures vives de Montpellier prend de l'étoffe et s'éploie gaiement dans la ville.

Il me semble de plus en plus digne d'intérêt et pour prolonger le plaisir, il émigre par la suite à la Grande Motte. À Montpellier, il commence ce mardi 14 et se prolonge jusqu'au dimanche 19 juin. Un parcours optimal nous est proposé dans l'écusson.

En quoi consiste ce festival ? Des installations d'architecture, éphémères, sont installées dans les cours des hôtels particuliers dont la ville regorge. Il se produit donc une heureuse rencontre entre l'écrin ancien de pierre et la création souvent légère et mouvante, réalisée en matériaux modernes.

Pourquoi "vives" ? Parce qu'elles sont conçues pour la plupart pour être touchées, caressées et pour interagir avec le spectateur qui se les approprie ...

C'est, à mon avis, une excellente façon de démocratiser la culture, de toucher un public plus vaste qui, en règle générale, ne fréquente pas les musées et une vitrine de choix pour les jeunes artistes.

Je vous souhaite une belle balade. Cette année, les œuvres me paraissent particulièrement poétiques et pleines de sens.

Tout pour me plaire, pour Vous plaire.

Alors courez-y-vite... Le soleil brille et le bonheur est dans les cours...el duende.

nuages

festival des architectures vives Montpellier

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lundi, juin 13 2016

Communiquer...

La communication n'atteint son but qu'entre personnes se trouvant sur la même planète. Si tel n'est pas le cas, c'est le fiasco assuré. El duende..

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