
samedi, janvier 28 2012
Un certain regard...
Par El duende le samedi, janvier 28 2012, 23:27 - Sculpture

vendredi, janvier 27 2012
La pensée du jour...
Par El duende le vendredi, janvier 27 2012, 14:29 - Messages
A l'unique porteur de solitude, je préfère le duo qui va l'amble. El duende.

lundi, janvier 23 2012
"Poèmas" de Robert Lafont : découverte d'une grande figure occitane
Par El duende le lundi, janvier 23 2012, 12:25 - Coups de coeur
Je me suis plongée avec délice dans les « Poèmas » de Robert Lafont, récemment publiés par les Editions Jorn.
Robert Lafont est né à Nîmes, il a été enseignant-chercheur, linguiste et historien de la littérature occitane à Montpellier.
Ce languedocien pur jus, très cultivé, homme de son temps, engagé dans la lutte pour faire reconnaitre les droits des occitans et leur culture, nous laisse, malgré la fêlure sensible, un oeuvre tournée vers la vie.
Ci-dessous un poème d'une grande sensualité associée à l’amour de sa terre. Des racines qui plongent au plus profond, la conscience à vif, douloureuse de la spécificité occitane, d’un pays qui porte les stigmates du sacrifice imposé, celle de la richesse d’une langue pour laquelle il faut encore et toujours se battre. Un optimisme sans faille.
Un intellectuel doublé d’un homme d’action. Un rassembleur, un phare.
dimanche, janvier 22 2012
Sainte-Thérèse au couchant
Par El duende le dimanche, janvier 22 2012, 19:06 - Photos
Il est dans la ville
Un lieu qui m'appelle
Celui de la tendresse enfouie
Un lieu qui me parle de Toi
El duende
vendredi, janvier 20 2012
Montpellier la nuit ...
Par El duende le vendredi, janvier 20 2012, 19:13 - Photos

Station du Corum. Les piques immenses du bestiaire mythique Languedocien se projettent sur un mur aveugle, comme sur un pliage d'origami. Tournez manège ! L'artiste a réhabilité la bête du Gévaudan qui peuple depuis des siècles l'imaginaire Languedocien. J'ai aimé. El duende
L'heure bleue...
Par El duende le vendredi, janvier 20 2012, 19:08 - Photos
mercredi, janvier 18 2012
Sillage ...
Par El duende le mercredi, janvier 18 2012, 22:47 - Photos
Sète : le retour du patron pêcheur...
dimanche, janvier 8 2012
Quand s'en vint le cers...
Par El duende le dimanche, janvier 8 2012, 22:28 - Poésie
Quand s’en vint le cers
persiennes encloses
dans le sarcophage
de chair
le grand trou noir
s'est creusé
Vertige de l’abîme
Conscience de feu
dans la nuit immobile
Au plus profond
un poids
un poids de galet noyé
empesait tout vouloir
bridait les fragments épars
de la vie
Il aura fallu des lunes
pour ressentir
l’harmonie des lieux
D’une clarté naissante
à l’autre
la marche hésitante
sur la sente
Vaincre la peur
Baisser la garde
Entrevoir enfin la plénitude
d’un crépuscule
sur un lac miroir
J.G. Riquelme
8.01.2012
Clair de lune ...
Par El duende le dimanche, janvier 8 2012, 00:21 - Photos

mercredi, janvier 4 2012
Verde que te quiero verde ...Vert je te veux vert
Par El duende le mercredi, janvier 4 2012, 21:09 - Coups de coeur
ROMANCE SONÁMBULO/ ROMANCE SOMNAMBULE
A Gloria Giner
y a Fernando de los Ríos
Verde que te quiero verde. / Vert je te veux vert.
Verde viento. Verdes ramas. /Vent vert. Vertes branches .
El barco sobre la mar / Le bateau sur la mer
y el caballo en la montaña. / Et le cheval dans la montagne.
Con la sombra en la cintura / L'ombre à la ceinture
ella sueña en su baranda, /Elle rêve à sa balustrade,
verde carne, pelo verde, / Chair verte, cheveux verts,
con ojos de fría plata. / avec des yeux d'argent froid.
Verde que te quiero verde./ Vert je te veux vert.
Bajo la luna gitana, / Sous la lune gitane,
las cosas le están mirando / Les choses la regardent,
y ella no puede mirarlas./ Et elle ne peut les regarder.
Verde que te quiero verde./ Vert je te veux vert.
Grandes estrellas de escarcha, /De grandes étoiles de givre,
vienen con el pez de sombra / arrivent avec le poisson d'ombre
que abre el camino del alba./ qui ouvre le chemin de l'aube.
La higuera frota su viento / Le figuier frotte le vent
con la lija de sus ramas, / avec la rape de verre de ses branches,
y el monte, gato garduño,/ et le mont, chat sournois,
eriza sus pitas agrias./hérisse ses acides agaves
¿Pero quién vendrá? ¿Y por dónde...? / Mais qui viendra ? Et par quel chemin ?
Ella sigue en su baranda, / Elle reste à sa balustrade
verde carne, pelo verde, / chair verte, cheveux verts
soñando en la mar amarga./ Rêvant à la mer amère
Compadre, quiero cambiar / Ami, je veux échanger
mi caballo por su casa, / mon cheval pour votre maison,
mi montura por su espejo,/ ma monture pour votre miroir,
mi cuchillo por su manta. / mon couteau pour votre couverture.
Compadre, vengo sangrando, / Ami, j'arrive en sang,
desde los montes de Cabra./ depuis les monts de Cabra.
Si yo pudiera, mocito, / Si je pouvais, jeune homme
ese trato se cerraba. / Le marché serait conclu
Pero yo ya no soy yo, / Mais je ne suis déjà plus moi
ni mi casa es ya mi casa./ Et ma maison n'est plus ma maison
Compadre, quiero morir /Ami, je veux mourir
decentemente en mi cama./ Décemment sur ma couche.
De acero, si puede ser, / en fer, si possible,
con las sábanas de holanda./ avec des draps de Hollande.
¿No ves la herida que tengo / Ne vois-tu pas ma blessure
desde el pecho a la garganta?/ De la poitrine à la gorge ?
Trescientas rosas morenas/ Trois cents roses brunes
lleva tu pechera blanca./ sur ton jabot blanc.
Tu sangre rezuma y huele/ Ton sang suinte et s'exhale
alrededor de tu faja. / autour de ta ceinture.
Pero yo ya no soy yo,/ Mais je ne suis déjà plus moi,
ni mi casa es ya mi casa./ Et ma maison n'est plus ma maison.
Dejadme subir al menos/ Laissez-moi monter au moins
hasta las altas barandas,/ Jusqu'aux plus hautes balustrades,
dejadme subir, dejadme,/ Laissez-moi monter, laissez-moi,
hasta las verdes barandas./ jusqu'aux vertes balustrades
Barandales de la luna / Balustrades de la lune
por donde retumba el agua./d'où résonne l'eau
Ya suben los dos compadres / Les deux amis montent alors
hacia las altas barandas./ jusqu'aux plus hautes balustrades.
Dejando un rastro de sangre./ Laissant une trainée de sang.
Dejando un rastro de lágrimas./ Laissant une trainée de larmes.
Temblaban en los tejados / Sur les toits tremblaient
farolillos de hojalata./ les lanterneaux de fer-blanc.
.
Mil panderos de cristal,/ Mille tambourins de cristal
herían la madrugada./ déchiraient le matin
Verde que te quiero verde,/Vert je te veux vert,
Verde viento, verdes ramas. / Vent vert, vertes branches.
Los dos compadres subieron./ les deux amis montèrent.
El largo viento, dejaba/Le vent ample, laissait
en la boca un raro gusto/ dans la bouche un goût bizarre
de hiel, de menta y de albahaca./ de fiel, de menthe et de basilic.
¡Compadre! ¿Dónde está, dime? Ami ! Où est-elle, dis-moi ?
¿Dónde está mi niña amarga? Où est ma fillette amère ?
¡Cuántas veces te esperó! / Que de fois elle t'attendit !
¡Cuántas veces te esperara,/ Que de fois elle a dû t'attendre,
cara fresca, negro pelo,/ visage frais, cheveux noirs,
en esta verde baranda!/ sur cette verte balustrade !
Sobre el rostro del aljibe/ Sur la face de la citerne.
se mecía la gitana./ se balançait la gitane
Verde carne, pelo verde, / Chair verte, cheveux verts
con ojos de fría plata./ Avec des yeux d'argent froid
Un carámbano de luna / Un glaçon de lune
la sostiene sobre el agua. / La maintient sur l'eau
La noche su puso íntima /La nuit s'est faite intime
como una pequeña plaza. / Comme une petite place
Guardias civiles borrachos,/ Des gardes civils ivres
en la puerta golpeaban. / frappaient à sa porte.
Verde que te quiero verde. / Vert je te veux vert.
Verde viento. Verdes ramas./ Vent vert. Vertes branches.
El barco sobre la mar./ Le bateau sur la mer
Y el caballo en la montaña./ Et le cheval dans la montagne
2 de agosto de 1924
2 août 1924
Federico García Lorca
Trad. J. Gran Riquelme.
Ma lecture : Superbe poème de l'attente et du fruit défendu.
Le coloris vert chez Lorca vert = l'exubérance de la nature, ici à connotation sexuelle.
Ce poème est un bijou : écrit comme un romance traditionnel, il rappelle l'atmosphère de la chevalerie et de l'amour courtois. Jamais le thème de la douleur de l'attente ne fut si bien traité. Lyrisme et esthétique. Lorca excelle a décrire une atmosphère. De l'espérance, à la désespérance et à l'issue fatale. El duende.
mardi, janvier 3 2012
le baiser de la lune...
Par El duende le mardi, janvier 3 2012, 22:44 - Coups de coeur

Le baiser de la lune
à l'eau de la mare
est interminable
Henri Brunel
Les Haïkus
Ed. Librio
Ma lecture : Ici, le poète exprime l' harmonie du monde. Même la chose la plus humble, la moins prisée a droit à sa part de lumière et donc d'amour. Superbe allitération ...
Pour tout savoir sur l'essence du Haïku.
Henri Brunel, un passionné de Haïkus et poète nous explique que pratiquer (ou lire ce qui revient au même) l'art du haïku, c'est adhérer à une certaine philosophie de la vie, une recherche intérieure pour le développement de soi.
El duende.
dimanche, janvier 1 2012
Icare dans le soleil ...
Par El duende le dimanche, janvier 1 2012, 02:13 - Photos

Croisée ...
Par El duende le jeudi, décembre 29 2011, 00:01 - Photos

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