Cendre et Braise

Accueil | Archives

samedi, janvier 14 2017

Lu Yu : le vieil homme qui n'en fait qu'à sa guise ...

image.jpeg j'ai adoré cette image. Deux générations, deux destins qui se croisent : un instant d'éternité.

Lire la suite»

mardi, janvier 10 2017

le baiser de la lune...

le baiser de la lune par el duende


Le baiser de la lune
à l'eau de la mare
est interminable

Henri Brunel
Les Haïkus
Ed. Librio

Ma lecture : Ici, le poète exprime l' harmonie du monde. Même la chose la plus humble, la moins prisée a droit à sa part de lumière et donc d'amour. Superbe allitération ...

Pour tout savoir sur l'essence du Haïku.
Henri Brunel, un passionné de Haïkus et poète nous explique que pratiquer (ou lire ce qui revient au même) l'art du haïku, c'est adhérer à une certaine philosophie de la vie, une recherche intérieure pour le développement de soi.
El duende.

Lire la suite»

mercredi, janvier 4 2017

Joan-Pau Creissac : Correspondance d'un jour d'octobre

L'émotion est toujours intacte, à la relecture de ce morceau d'anthologie qu'est ce poème de J.Paul Creissac.

Le poète établit une correspondance entre sa terre occitane et l'univers de la poésie car tous deux n'existent que dans le coeur des hommes. Une poésie qui vibre comme je l'aime et qui va au coeur des choses. El duende.

En souvenir d'une soirée de lecture entre amis sous le noyer de la cour du charron, en juin 2009, où nous sommes parvenus en terre de poésie...

Lire la suite»

lundi, janvier 2 2017

Quand s'éteindra le ciel ...

The icy blue wings of Hen 2-437
The icy blue wings of Hen 2-437, mai 2016

Source NASA.

Lire la suite»

dimanche, décembre 11 2016

In situ...

La couronne d'épines...

Oeuvre de Javier Pérez, né en 1968 à Bilbao : artiste espagnol qui vit et travaille à Barcelone.
La couronne d'épine, symbole de la barbarie humaine et .... si proche de l'amour... posée tout contre la douceur ...

IN SITU 2014 "Patrimoine et art contemporain". Manifestation estivale portée par l’association Le Passe Muraille afin d'établir un dialogue entre l’architecture patrimoniale et l’art contemporain.Saint-Guilhem-le-désert...

Lire la suite»

mardi, décembre 6 2016

Ibn Hazm : je suis le berger des étoiles ...

By Pedraferit (Own work) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia CommonsIbn Hazm est né à Cordoue en 994. Son œuvre la plus connue est " Le collier de la colombe" qui est un recueil de poèmes d'amour - Diwan- où le poète cherche à saisir l'essence de l'universalité du sentiment amoureux. " Le collier de la colombe" est considéré comme le plus beau recueil de poèmes d'amour existant. Sa poésie est comparable en tous points à celle de l'amour courtois tel que nous le connaissons à l'époque médiévale en Europe.
Source : Poetas andaluces
Un site remarquable par la qualité de la présentation des auteurs et par la place faite aux poètes arabo-andalous.
N.B : Une juste reconnaissance car il n'en a pas toujours été ainsi. Je mets en lien la page d'un cours qui m'a semblé très clair pour le profane, sur ce que fut Al Andalus, époque de la domination Arabe.
Rappelons que Al Andalus est devenu mythique au 20° siècle car les intellectuels en ont fait le symbole de l'entente des 3 religions. Une sorte d'âge d'or de la civilisation et de la culture européennes.

Lire la suite»

lundi, décembre 5 2016

Tard dans la vie ...

DSCN1160.1.JPG

Lire la suite»

L'herbier ...

512px-Asteracea_poster_3.jpg Auteurs Tony Wills, Alves Gaspar

Lire la suite»

dimanche, novembre 6 2016

Mémoire et lieux ...

IMG_7045__1_.jpg

Ce jour-là, de retour du cimetière, j'ai cherché ce jardin enté dans ma mémoire.

La glycine mauve de la tonnelle était dépouillée et la lumière avare mais j'ai retrouvé le charme désuet et nostalgique de mes années enfuies, à travers la grille du jardin, désormais défendu.

Un jardin ancien, romantique à souhaits, un jardin à vivre, qui pourrait figurer le paradis perdu que chacun porte en soi.

El duende.

Lire la suite»

dimanche, octobre 23 2016

Laurent Bouisset et le passeur...

Grand-père



grand-père a ri à l'hôpital où il mourait



je venais simplement de débouler guitare au dos comme Kurt Cobain



il m'a dit : pas la peine de venir là...



il a rajouté : t'as bien mieux à faire dehors !



je n'ai pas répondu, bien sûr...



j'avais juste dix-sept ans et la vie qui bouillait dans les chaussures



j'y repense la trentaine passée et me dis qu'il plaisantait pas ou plutôt : plaisantait sérieux !



grand-père devait se sentir mourir mieux ou peut-être qu'il se sentait mourir... moins ! de me savoir debout ! dehors !



ou plus exactement : au fond d'une cave... à fomenter de tout mon corps un raffut digne avec les potes !



et plus que de raison éparpiller un vent brûlant de notes en guerre ! fausses il se peut pour la plupart... mais fulgurantes ! et habillées de houle !



oui, grand-père mourait moins je le sentais je le sens plus que tout maintenant ici



de savoir le petit en marche ! en train d'agiter dans son cri le mot futur !



plutôt que rester là des heures, anxieux à touiller dans la purée blême encore et rien trop faire de mieux du jour qu'éviter le ballet des blouses et médecins fabuleux qui l'emmerdaient...



allez va ! fous le camp gamin ! mets du vin dans tes notes ! et le feu à ta voix ! mets des couleurs dans le désert ! un Trafalgar de rythmes rock où tu voudras ! mais pas d'escale ici surtout ! et la coulée des violons, non merci... les violons, ça ira...



j'aime à penser que frère Rabelais était assis à son chevet dans cet hosto



j'aime à penser le doux orgueil de ce rire franc... ce rire-tempête qu'il savait conserver à ses pires heures !



grand-père ce jour-là m'invitait à vivre fort ! à vivre bien plus fort que lui encore !



cela se pourrait qu'un de mes vers parfois... un seul pas plus... mais vraiment pas n'importe lequel : un des plus vifs et fluides ! entré dans la nuit comme une graine en terre...



cela se pourrait que ce vers seulement réponde à son rire et l'honore ?

le site de Laurent Bouisset

Note de lecture ci-dessous.

Lire la suite»

lundi, octobre 17 2016

Métamorphose ...

Beauté protéiforme d'une fleur de pissenlit : de soleil à constellation ...


De soleil ...

Lire la suite»

dimanche, octobre 16 2016

Le Lez en hiver: réminiscences...

Il y a toujours quelque chose de soi quand on choisit un texte à publier ... El duende. Les eaux dormantes du Lez par el duende
Dans le parc de Monplaisir, les berges du Lez, et ses eaux dormantes, diffusent leur sortilège...

Lire la suite»

samedi, octobre 8 2016

Laurent Bouisset : "Dévore l'attente" ...

CouvertureD_vorel_attenteLaurentBouisset.jpgQuand j'ai écrit à propos d'Edith Azam que la poésie contemporaine criait, je pensais aussi au jeune poète Laurent Bouisset, dont le premier recueil rassemble des poèmes écrits durant 10 ans . Il nous offre à lire un florilège de ce qu'il est fondamentalement : un être révolté.

Révolte certes, et en même temps désespérance profonde.

Laurent Bouisset observe aux aguets, tout au long de ses voyages au long cours. Il voit, là où d'autres passent blasés. On pense tout de suite à Neruda et à son engagement auprès des "damnés de la terre" du Chant général.
Une poésie souvent tournée vers les autres mais qui interroge aussi notre devenir à nous les nantis, avec une lucidité implacable..

La forme est actuelle, en prise avec le langage parlé de la jeunesse. Rien n'est travesti, rien n'est celé : les mots sont forts, choisis, justes, à la recherche du dire, comme un effort désespéré pour tendre des ponts, tisser des liens, rompre le silence ...

Il y a dans ces vers des fulgurances. Quand je parle de fulgurances, je pense évidemment à la lumière qui en surgit mais aussi à la violence du feu qui brûle... Et il y a du feu chez ce jeune homme hypersensible, lanceur d'alerte en désespoir...

Une voix nouvelle, une voix neuve qui émerge, un cri jeté au monde et à son indifférence mortifère ... un poète à découvrir et à aimer. El duende.

Lire la suite»

jeudi, août 25 2016

Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron 2015 : pure poésie...

Champions du monde 2015 : comme c'est beau un couple en symbiose ! 

Toujours se tourner vers la beauté ... Sur le concerto n°23 de Mozart : sublime !

 El duende.

 

 

Lire la suite»

mercredi, août 10 2016

Francisco Brines : Mer et lumière...

Y antes vi el mar, en esas horas solas de la siesta,
Cuando el sol enloquece su extensa superficie, y brilla en el aire de oro suspendido
Esa frescura eterna que hace dioses muy niños los ojos del que mira,
Cuando llegan veloces y pausadas las velas lejanísimas,
Y solo existe el mar, el cuerpo de una gloria azul e inacabable.


Et avant je vis la mer, en ces heures solitaires de sieste
Lorsque le soleil affole toute son étendue, et brille dans l’air doré suspendu
Cette fraîcheur éternelle qui transforme les yeux de celui qui regarde en un tout jeune dieu
Lorsqu’arrivent véloces et tranquilles les voiles si lointaines,
Et n’existe que la mer, son corps d’une gloire azur et infinie »

« Desde Bassai y el mar de Oliva ». (Écrit) depuis Bassai et la mer d'Oliva


Oliva: village de la côte valencienne en Espagne. Bribes était originaire d'Oliva. biographie


Extrait de la revue en ligne Babel que je vous recommande : ici Recueil : El otoño de las rosas, Sevilla, Renacimiento, 1986, p. 52.

Lire la suite»

vendredi, juillet 8 2016

L' olivette de Saint-Guilhem le Désert

18H en septembre

Ce soir-là la lumière rasante était magique. Elle sublimait la frondaison des oliviers déployée, généreuse, offerte aux rayons du couchant...

Lire la suite»

Sète à l'heure du duende ...

IMG_1981.Sete_la_nuit_3.jpg

Lire la suite»

Erri de Luca : le poids du papillon

Dans ce récit, Erri de Luca nous conte la rivalité entre un chamois des Alpes dominant sa tribu, et un braconnier blasé, revenu de tout, vivant en solitaire. Tous deux au soir de leur vie, tous deux au moment où tout bascule vers la perte irrémédiable du sel de l'existence ...

D'une trame ténue, Erri de Luca révèle son âme de poète en symbiose avec la nature. Et l'auteur la connait très bien cette nature, comme il connait la noblesse des valeurs du monde animal libre de toute attache humaine. 

Il est des passage d'une grande beauté où l'homme et l'animal s'épient, à l'affut l'un de l'autre, en silence, en pays de solitude. Erri de Luca qui est à l'origine un ouvrier autodidacte nous livre ici une philosophie de la vie simple, en harmonie avec la nature et le cosmos tout entier.  Une sorte de retour aux sources, sur ce même "chemin du retour".

Pour tout dire, on se sent, à l'issue de ce court récit, en état de fraternité avec l'auteur. El duende.

 

                     perseids2012_hackmann_960.jpg

Perseides 2012. Copyright : Jens Hackmann

 

Lire la suite»

vendredi, juillet 1 2016

De Falla : Nuits dans les jardins d'Espagne

De Falla, compositeur Andalou, évoque ici les nuits des jardins somptueux du Generalife, Jannat al-Arif, palais d'été des princes Nasrides, dernière dynastie arabe d'Al Andalus, situé dans l'Alhambra

Marta Argerich au piano



De Falla
Marta Argerich

Lire la suite»

jeudi, juin 30 2016

Rimbaud : Illuminations ...

Je suis le piéton de la grand'route par les bois nains; la rumeur des écluses couvre mes pas. Je vois longtemps la mélancolique lessive d'or du couchant.

Lire la suite»

- page 1 de 26