Cendre et Braise

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Facundo Cabral et sa philosophie. Extrait ...

Facundo Cabral était un autodidacte argentin, chanteur et philosophe à ses heures. Il est mort assassiné, victime collatérale d'un règlement de compte entre maffieux en 2011. Il nous a laissé quelques témoignages audio de sa sagesse pleine de fraicheur, comme l'eau de la source.

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Bonne année 2016 ...



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Guayasamin : les mains de la prière ...

Guyasamin a été pour moi la plus belle découverte que j'ai faite et ce, depuis longtemps dans le domaine de la peinture.


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Des mains que l'on imagine calleuses, abimées par l'outil sur des terres arides, qui ressemblent à des roseaux coupés, omniprésentes, envahissant tout l'espace et des yeux vides, ténébreux, énucléés dans leur orbite.

Tout est dit de la ferveur religieuse d'un peuple, de sa peur et de sa désespérance, face à un dieu sourd...

Les mains refuge, source de tendresse première, les mains de la mère : ici les mains blessées invoquent le père, mais la valeur absolue de l'invocation reste la même. Les mains sont le véhicule privilégié de la tendresse.

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Guayasamin : le métissage

Nous sommes tous comme Arlequin. Sous l'apparence, notre habit est fait de pièces multicolores. C'est Michel Serres qui a exprimé cette idée, en substance, dans le Tiers-instruit et elle m'a plu. Car prendre conscience de son métissage culturel et l'accepter est un facteur de tolérance et de richesse.

Pour Yarasamin, peintre équatorien, le métissage prend une toute autre valeur. C'est en effet par les métis qui ont acquis les valeurs des colons, que le peuple natif (ou indigène) est exploité.

C'est pourquoi, le métis est peint, les yeux baissés, repoussant d'une main la lumière possible et l'autre se refermant sur les ténèbres qui ne sont en fait que vacuité.

Comme toujours chez Yarasamin, les mains ont une importance primordiale : elles sont l'instrument de l'action positive ou négative, de la tendresse comme de la violence, de la fermeture ou de l'ouverture.

Le métis est un être tiraillé entre deux camps lorsque, pour son malheur, l'un est exclusif de l'autre, ce qui est souvent le cas.

Dans l'histoire des colonies, le métis a toujours été du côté du plus fort.

El duende.


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"Le métissage". Yarasamin.