C'est une superbe matinée de juin. La maison est vide et les lits sont défaits. Un rayon de soleil pénètre par la croisée à l'oblique, vient caresser les tomettes de la chambre et Djanina s'émerveille des myriades de particules scintillantes qui dansent dans cette lumière. Sur la pointe des pieds, elle lève les bras dans le rayon qui l'illumine tout entière, pour essayer de saisir ces minuscules galaxies dans ses menottes. Mais elles s'échappent insaisissables dans leur danse effrénée.
El duende
Note : Il est des images et des sensations de l'enfance que l'on garde en soi, vivaces, toute une vie...