IMG_9812__2_.jpg
Ce vert tendre enivre ...

IMG_9839.jpg
L'élévation ...

IMG_9786.jpg
Qui dira la douceur des plumets au vent ?
El duende...


Jean Jaurès écrivait à ses heures :

« V. – Le monde obscur des forces est à la fois très parent de nous et très différent de nous. Je m’explique par là le sentiment étrange que m’inspire le monde visible. Je me pénètre peu à peu de sa vie, de sa forme, de ses couleurs, de ses voix, et je laisse en quelque sorte ses influences entrer doucement en moi. Peu à peu, il me semble que la vie de toutes choses s’agite pour échapper au vague et pour se préciser. Il ne suffit plus au chêne de m’envoyer le bruissement vigoureux de ses rameaux et de ses feuilles. Il ne suffit plus à l’herbe flottante des fossés de caresser mes yeux de ses souples ondulations. Le chêne appelle mon âme ; il voudrait que ma pensée s’enfermât en lui et donnât une netteté plus grande à sa vie diffuse ; et la prairie, qui murmure tout bas au vent du soir, voudrait que mon rêve vînt se mêler au sien pour lui donner je ne sais quelle forme ailée et subtile qui lui permît d’aller plus haut. Les choses semblent souffrir de leur incertitude et envier à la conscience humaine la forme insaisissable de ses songes les plus fugitifs » Extrait de : Jaurès, Jean. « Poèmes. » Feedbooks, 1921. iBooks.